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15 décembre 2018

Billet
Ville haute/ville basse : pour 663.000 euros, il y a mieux à faire qu’un second ascenseur…


Alors que la Municipalité projette, en profitant des crédits de l’opération “Action-Cœur de ville” et sans aucune concertation avec la population, de bâtir un deuxième ascenseur dès la rentrée, la question de l’utilité de cet équipement à 663.000 euros reste entière (puisqu’elle n’a jamais été débattue). Un relevé factuel des dénivelés indique que d’autres solutions sont à envisager…
Un second ascenseur est-il nécessaire ? Les relevés des courbes de niveau accessibles – avec une précision remarquable – sur Géoportail (découvrir ici), le site de l’IGN, permettent de douter du bien-fondé de ce nouveau chantier. Ce second ascenseur (dont le budget, voté à 400.000 euros en mars 2018 avait déjà atteint 663.000 euros lors de sa présentation à la préfète en juillet), serait destiné à éviter aux personnes à mobilité réduite le dénivelé entre la sortie de l’ascenseur actuel (rue du Puits des Bans) et la rue Porte du Château, soit 6 ou 7 mètres de hauteur (selon l’endroit où l’on place la cabine).

Pour les personnes à mobilité réduite, le dénivelé traité par le second ascenseur (6 à 7 mètres) est bien inférieur à ceux qui restent à affronter une fois sorti de la cabine…
Or, une fois sortis de l’ascenseur n°2, les visiteurs ne resteront pas là : soit ils iront vers l’entrée sud de la forteresse (vers l’est), soit ils prendront vers le nord la rue Porte du Château pour regagner les parkings qui se trouvent route de Tours.
Qu’ils choisissent l’une ou l’autre destination, ils devront, alors affronter des dénivelés de plus de 10 mètres (et plus de 27 mètres pour arriver au parking qui fait face au cimetière) !
Question : si nous avons besoin d’un ascenseur pour affronter un dénivelé de 7 mètres, comment pouvons-nous ensuite affronter sans aide des dénivelés de 10 mètres et plus ?
C’est que, nous dit-on, il ne s’agit pas de monter, mais de descendre : plutôt qu’un ascenseur, le projet serait en fait un “déscenseur” destiné à faciliter la descente et non pas la montée, au motif que la descente serait plus dangereuse du fait des conflits d’usage avec les automobiles qui coupent vers le centre ville depuis la route de Tours. Si tel est le cas, une piétonnisation de la rue du Puy des Bans et un aménagement intelligent de la voirie amélioreraient non seulement la mobilité, mais également la qualité de vie des riverains, la sécurité des passants et la stabilité du coteau. Le budget évoqué dans le projet Action-Coeur de Ville pourrait alors couvrir la rénovation de la voirie Porte du Château – Puits des Bans, mais aussi l’escalier de la Brèche et la rue Jeanne d’Arc, deux autres liens entre ville haute à la ville basse aujourd’hui totalement négligés.
Décidément, avec 663.000 euros, on pourrait, moyennant un minimum de réflexion et de concertation, faire bien mieux qu’un deuxième ascenseur…