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15 décembre 2018

Le parking : l’histoire chinonaise qui tourne en boucle depuis 30 ans


Ignorer l’histoire, c’est se condamner à en répéter sans cesse les errements. C’est vrai à l’échelle de la planète, c’est vrai à l’échelle d’un pays. C’est vrai aussi à l’échelle d’une ville comme Chinon, qui , malgré son passé millénaire et son patrimoine exceptionnel, tourne depuis 30 ans en boucle sur les mêmes logiques, les mêmes intervenants, les mêmes erreurs, pour aboutir — sans surprise — aux mêmes résultats.

Chers lecteurs, nous allons ici relater ici la période contemporaine de Chinon qui s’étend des années 80 à ce début d’année 2016 : 6 municipalités, 5 maires, 6 politiques différentes ? Qu’en penserez-vous après avoir lu notre dossier ?

C’est ici que tout commence !
Au début de notre histoire, voici une municipalité élue en 1983 et confrontée à l’endettement très important de la commune, endettement lié à l’investissement très lourd effectué pour la construction de l’équipement alors baptisé Centre Saint-Jacques, et devenu depuis l’Espace Rabelais. Équipement coûteux et inadapté aux besoins de l’époque, équipement critiqué par beaucoup d’utilisateurs, à tel point qu’il n’a jamais réellement servi à ce à quoi ses concepteurs l’avait destiné. Une erreur économique et stratégique qui “plombera”, les finances de Chinon jusqu’au jour où nous écrivons cette histoire, et imposant aux Chinonais une progression inacceptable de leurs impôts locaux. Ces errements politiques passés auraient-ils pu être corrigés par les municipalités suivantes ? à la fin de notre récit, chers lecteurs, vous aurez, nous l’espérons, la capacité de trancher et de décider, en connaissance de cause, de l’avenir de notre cité. Dans les années 80, le Centre Saint-Jacques est donc là, coûteux, sous-utilisé et abondamment critiqué. Pour la Municipalité élue en 1983, ces finances catastrophiques n’augurent rien de bon pour les prochaines Municipales.

Une offre qu’il ne pourra pas refuser
Dans ce contexte compliqué, les élus d’alors n’hésitent pas à se lier à des opérateurs privés pour monter des projets. Peu importe pour eux l’intérêt général à long terme, ce qui compte c’est de conserver leurs sièges en démontrant aux électeurs qu’ils sont en capacité de proposer et de construire, malgré le tangage inquiétant du “navire” finances. A la même époque, la CEO (Compagnie des Eaux et de l’Ozone, aujourd’hui filiale de Veolia), gère notre service de l’eau, et elle profite de la situation pour faire aux édiles une offre « généreuse » qui pourrait se résumer ainsi :
— « Monsieur le maire, la CEO tient à la disposition du budget municipal la coquette somme de 6.000.000 de francs qui vous permettront de boucler le financement du projet de parc de stationnement que vous souhaitez bâtir sur la Brèche pour une capacité de 324 places ».
Quelle aubaine pour la municipalité !
— « Mais en échange de ce cadeau, Monsieur de l’Eau et de l’Ozone, que nous demanderez-vous donc ? ».
— « C’est très simple, Monsieur le Maire, nous ne vous demandons qu’une chose : pouvoir continuer à gérer vos services d’eau et d’assainissement avec un contrat d’affermage de 20 ans ».
— « C’est tout ? Mais c’est tout à fait raisonnable ! Les Chinonais vont être absolument ravis quand je vais leur annoncer que tous leurs soi-disant problèmes de stationnement vont être résolus sans toucher à leurs impôts locaux… »

N’y avait-il là que de la naïveté ou les lecteurs y verront-ils autre chose ? Pour les aider à bien comprendre ce qui ne serait pas du tout compréhensible par un pur raisonnement comptable, reprenons la chronologie :
1985 : la CEO souhaite réviser son contrat avec la Ville de Chinon, arguant du fait que le bilan d’exploitation du service de l’eau à Chinon est déficitaire !
1986 : la CEO propose à la Ville d’augmenter de 25 à 30% le tarif de l’eau pour compenser son déficit d’exploitation. Cette option est rejetée par la Municipalité.
1987 : en vue du renouvellement du contrat, la CEO est mise en concurrence avec la Sogea, les édiles parvenant au final à démontrer aux Chinonais qu’il faut préférer la CEO à la Sogea.
1988 : la CEO, tout en présentant un bilan d’exploitation déficitaire, offre 6.000.000 de francs à la Ville afin qu’elle puisse construire son « gros » parking en échange d’un contrat de 20 ans sur l’eau, ce bien naturel qui devrait rester en dehors de toute privatisation.
Avez-vous découvert la cohérence comptable pour la CEO ? Nous vous mettons sur la voie, mais nous vous laissons, à chaque fois, tirer vos propres conclusions…

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Le parking de la Brèche, présenté aujourd’hui comme le futur du centre-ville, fait son apparition dans le débat public en 1989. L’aménageur annonce alors son ouverture pour le début de l’année 1990 !

Un aménageur apparaît…
Nous avançons dans le temps, et voici qu’un nouveau convive s’est invité à la table : la Société d’équipement de Touraine, un nom qui vous dit forcément quelque chose, puisque c’est avec lui que débute la triste histoire de la Brèche. La Ville de Chinon, compte tenu de son endettement d’alors, ne peut se permettre d’investir en direct sur son propre budget. Il lui faut donc un intermédiaire pour gérer l’investissement et les aménageurs, toujours serviables avec les collectivités, sont là pour aider. La Municipalité, la SET et la CEO vont alors trouver un arrangement. Pour le bien des Chinonais ou pour le pire ? Encore une fois, à vous de juger… Un nouveau schéma est mis en place : le parking et ses accès seront concédés à la SET pour qu’elle en assure la construction, dans le cadre d’une concession à laquelle s’ajoutera une délégation de maîtrise d’ouvrage. De son côté, CEO apportera la somme de 6 millions de francs pour boucler le financement de l’opération, en échange d’un contrat d’affermage de l’eau.

Rattrapés par la patrouille
Mais les échéances électorales rattrapent les compères et le 12 mars 1989, la municipalité sortante est balayée par une nouvelle équipe. Le nouveau Maire et ses colistiers ont critiqué, tout au long de leur campagne, l’imposture de ce projet de parking inutile et la contrepartie qui aliène la Ville de Chinon à la CEO. Mais tout a déjà été déjà signé avec les protagonistes. Il ne reste plus au nouveau Maire qu’à critiquer — et il le fera avec des mots très durs — les décisions de son prédécesseur. Cela ne vous rappelle rien vis-à-vis de la situation actuelle ?

La nouvelle municipalité va tout tenter pour renier les engagements déjà pris vis-à-vis de la construction du parking et de la gestion de l’eau. Pour l’eau, c’est juridiquement très compliqué et extrêmement onéreux, la situation financière ne le permettrait pas. Dès cette époque, la mise sous tutelle de la commune est d’ailleurs un scénario envisagé. Pour le parking, ce serait politiquement négociable, mais la concession est signée… les Chinonais sont liés. Et les 6 millions de francs, où sont-ils passés ? Ils ont déjà été consommés par la nébuleuse en cours de formation, aujourd’hui devenu un trou noir dans lequel les finances de Chinon sont peu à peu englouties.

Au final, le projet de parking sera arrêté, mais les Chinonais savent-ils que, depuis ce temps-là, chaque fois qu’ils passent sous le porche d’accès à la Brèche, ils pénètrent sur le territoire de la SET ? Et l’eau ? En trois ans, les tarifs de la CEO vont augmenter de 6,5% hors inflation.

Un mal qui couve
Le « mal » a donc été mis en sommeil. Une première récidive a lieu avec la démolition de l’école Jean Macé. La municipalité réactive alors la SET pour étendre sa concession à ce nouveau territoire, qui permet d’envisager une extension importante du projet de parc de stationnement. La Ville aurait pu, à ce moment-là, mettre définitivement fin à son engagement avec la SET. Le nombre de places de stationnement disponibles à Chinon n’était certes pas exceptionnel, mais acceptable au regard de l’activité économique et de la démographie prévisionnelle du centre historique. Politiquement, la sagesse aurait consisté à calmer le jeu et à recentrer l’action publique sur les attentes réelles de la population. Mais si le “mal” était en sommeil, il n’avait pas disparu. Entre la mégalomanie qui pousse les élus à laisser une trace dans l’histoire de la Ville, les sirènes des amis du bâtiment et l’intérêt immédiat des habitants, le politique a parfois bien du mal à tempérer son ego.

La municipalité, toujours confrontée à un endettement élevé, cherche à renégocier les emprunts passés, soumis à des taux d’intérêts fixes avoisinant alors les 11%. En ce milieu des années 90, leur baisse permet d’envisager une réduction des charges financières de la collectivité. Plusieurs prêts sont alors renégociés. Le capital emprunté pèse toujours sur les comptes, mais il est plus ou moins étalé dans le temps et les charges financières décroissent en apparence. Ce n’est que plus tard, dans le courant des années 2000, que l’on pourra vraiment qualifier les renégociations de « perverses » et malvenues.

dig a hole2Montez, montez dans l’ascenseur !
Pour le moment, en cette fin des années 90, après avoir envisagé plusieurs possibilités autour de la Brèche et élaboré des projets plus ou moins fumeux (ascenseur entre les Caves Painctes et le Château, funiculaire reliant la Brèche au Château) la Municipalité, toujours pieds et poings liés avec l’aménageur, étudie sérieusement un lien vertical entre la ville basse et la ville haute. Le début des années 2000 sera consacré à cette étude et notre ascenseur actuel prendra peu à peu forme. Mais son financement, quant à lui, est loin d’être acquis. Toujours à disposition, l’aménageur n’est pas à court d’idées pour proposer le montage financier qui permettra, en apparence, d’équilibrer une opération en vérité fort risquée pour le contribuable chinonais.

Vient alors l’idée, tellement innovante, d’englober l’ascenseur dans un projet plus large incluant… un grand parking. Mais l’opération est coûteuse. Il faut donc l’amortir avec des logements, voire des commerces. Le “mal”, jamais traité, jamais guéri, ressort à découvert, avec un enrobage plus acceptable. A l’époque, la population chinonaise, qui a culminé à plus de 9.000 habitants à la fin des années 90, commence à décliner et le nombre de logements vacants ne cesse de croître. Un observateur externe dégagé des jeux de pouvoir locaux ou un diplômé en urbanisme un peu au fait de la conjoncture, ne conseilleraient certainement pas à un maire de densifier en créant de nouveaux lieux d’habitats mais analyseraient calmement l’origine de cette érosion progressive de la population. Que ce soit sur l’habitat collectif social vieillissant ou sur l’habitat historique, le diagnostic démontrerait l’urgence d’intervention auprès des bailleurs publics ou privés. Ces observateurs venus d’une autre planète ne manqueraient pas non plus de souligner que la pression fiscale constitue, en parallèle, un point négatif à prendre en compte vis-à-vis de l’attractivité. Rien de tout cela n’est stratégiquement posé comme priorité, et les arguments du bâtisseur ont alors le dessus sur ceux du rénovateur.

En 2004, la Municipalité et la SET semblent avoir trouvé un point d’équilibre financier autour du nouveau projet et ils décident de lancer une première tranche de travaux : l’ascenseur ! Son financement est à priori trouvé dans l’équilibre global du projet, mais la collectivité va devoir mettre la main à la poche !

Et 160.000 € par an pour l’aménageur !
Le projet nécessite en effet, dès sa première tranche, de réaliser des fouilles archéologiques pour un coût non négligeable, et l’aménageur ne va, bien entendu, pas nous les offrir. C’est à partir de cette date que les Chinonais voient apparaître chaque année dans le budget de la collectivité une dépense de 160.000 € en faveur de la SET, dépense destinée à amortir une partie du coût de l’ascenseur et des fouilles. Pauvre comme Job, la Ville n’est bien sûr pas en capacité d’emprunter la somme correspondant à une annuité aussi élevée (en 2005 il était possible d’emprunter à un taux de 4% ; l’annuité de 160 000€ aurait alors correspondu à peu près 1.800.000 € empruntés). Un bon gestionnaire n’aurait pas accepté de montrer une telle évolution de la dette.

Le Département et la Région montent dans l’ascenseur
Cependant l’ascenseur et les fouilles n’ont pas coûté que 1.800.000 €. Ils ont coûté bien plus. Il ne faut pas oublier les très importants financements publics venus du Département et de la Région. Qu’a-t-il bien fallu donc faire pour que ces collectivités soutiennent un projet d’ascenseur dans le cadre de leurs compétences respectives ? C’est tout simple, chers lecteurs contribuables ! Vous ne vous en êtes certainement pas rendu compte mais cet ascenseur est un lien “social” avec la ville-haute de Chinon, et quand on dit ville-haute, ce n’est pas le coteau Saint-Martin ou le Pavé Neuf dont on parle, mais c’est le quartier d’habitat social des Hucherolles !

C’est à ce titre que notre assemblée régionale a débloqué des financements importants. Nos conseillers régionaux ont travaillé, depuis leurs bureaux d’Orléans, sur un dossier entièrement fondé par le besoin urgent de remédier à la fracture sociale entre l’habitat des Hucherolles et le centre-ville, un lien social qui pouvait aussi s’avérer un lien économique pour le commerce du Vieux Chinon. Un beau dossier, savamment monté par l’Aduc, aussi habile à travestir ses comptes que les dossiers urbains (cette officine para-municipale, fondée par Yves Dauge en 1989, fera faillite en 2010), bien sûr une Aduc non indépendante et pilotée par les élus du territoire…le mal est partout.

Chers lecteurs, jugez par vous-même en allant demander aux Habitants des Hucherolles combien de fois ils sont descendus en Centre-Ville en utilisant cet ascenseur ? Peut-on pardonner le cynisme des édiles de l’époque qui, tout en allant à la pêche au financement « social » de leur ascenseur, décidaient en force la fermeture du seul centre commercial de proximité du quartier des Hucherolles, pour ouvrir au Blanc Carroi une nouvelle zone commerciale extrêmement concurrentielle pour l’économie du centre-ville ?

Revenons quelques instants sur cette année 2004. La roue a tourné et les édiles sont maintenant dans la même situation que leurs prédécesseurs. Les Municipales ont été reportées en 2008, mais il va falloir montrer aux électeurs un budget assaini et une dette décroissante. D’un côté, il faut trouver les 160.000 € annuel du “lien vertical” ; de l’autre, il faut mettre en évidence ” l’inversion de la courbe de la dette” de Chinon. Les élus ont préparé le terrain : ils ont “délégué” le financement de l’ascenseur, qui ne se traduira pas par une dette, mais par deux lignes dans le budget, comme une contribution à la SET. Scandaleux mais bien réel ! Pour ce qui concerne la courbe de la dette, il va falloir être inventif, le projet Brèche + ascenseur plombant toutes les marges de manœuvre.

Il ne manquait plus que Dexia
Heureusement, Dexia, la grande banque partenaire des collectivités, entre alors en jeu ! Elle sait que les maires en fin de mandat ont besoin d’un affichage budgétaire sain s’ils veulent être réélus. Elle fait au Maire en place des propositions de renégociation alléchantes, susceptibles d’améliorer cosmétiquement la présentation des finances de Chinon. Voilà qui va donner à la Municipalité une image de gestion maîtrisée dans la durée. Le Maire se laisse séduire par les prêts à taux variables, et les emprunts dits “structurés” entrent ainsi dans le budget d’une collectivité ou rien de cela n’aurait dû être autorisé. La banque propose en effet des prêts à taux variables, mais tout d’abord fixes sur 3 ans. Les négociations débutent, et entre 2007 et 2010, les taux, provisoirement gelés, permettent un affichage budgétaire sain avec un amortissement des emprunts étalé sur un plus grand nombre d’années. De la cavalerie bien maquillée ! Courant 2008, la future opposition tente d’exposer le mécanisme, démontre le lien entre la Brèche, l’ascenseur et la détérioration des finances. Les Chinonais n’y prennent pas garde : le Maire est réélu, grâce à une image fabriquée de ” bon gestionnaire” (si on ne doit retenir qu’une chose de l’histoire municipale des cinq derniers mandats, ce ne sera certainement pas la qualité de la gestion).

Tous les ingrédients sont à nouveau réunis : des financements octroyés en échange de la privatisation du stationnement ; un trompe-l’œil financier identique à celui de la privatisation de l’eau en 1988 ; un opérateur privé qui finance un projet municipal en échange d’une délégation de service public.

Les leçons ont-elles servi ?
Les projets Brèche 1, 2 et 3 ont conduit les municipalités successives dans des travers inacceptables. Aujourd’hui, les 50% de Chinonais qui payent l’impôt sont contraints d’assumer le coût de leurs errements. Dans le même temps, 100% de la population doit se contenter de vivre dans une commune ou la cohésion sociale, économique et culturelle est en déclin. La concession avec la SET, véritable bombe à retardement qui a conduit la municipalité à recourir aux emprunts toxiques, va à nouveau, si les Chinonais ne réagissent pas, les entraîner dans une spirale inacceptable.

Tous les ingrédients sont à nouveau réunis : des financements octroyés en échange de la privatisation du stationnement ; un trompe-l’œil financier identique à celui de la privatisation de l’eau en 1988 ; un opérateur privé qui finance un projet municipal en échange d’une délégation de service public et dont on peut se demander ce qu’il recherche : le profit ou l’intérêt de la collectivité ?
Les promoteurs du projet vous expliqueront qu’ils travaillent dans l’intérêt général et ils ne sont jamais à court d’arguments, sauf lorsqu’il leur faut défendre leur projet dur le long terme. Notre Maire a beau dénoncer la « cavalerie » érigée en système par ses prédécesseurs, il met en marche aujourd’hui la même machine infernale et son nom restera associé non pas à la revitalisation de la Ville, mais à sa mise sous tutelle, à la coûteuse et précipitée renégociation de l’emprunt toxique, à un projet démesuré, inutile et potentiellement dangereux pour la stabilité d’un coteau bien fragile dont personne ne se soucie et qui va être ébranlé par les travaux et par le transport, au pas de charge, de milliers de tonnes de béton.

Chers habitants de Chinon et du Chiononais, nous ne jouons pas sur vos peurs. Nous sommes juste des citoyens réalistes. Qui pourrait accepter qu’une collectivité incapable de voter un budget en équilibre se lance dans un opération immobilière de 12 millions d’euros non impérative pour les habitants contribuables. Monsieur le Préfet, sauvez-nous…

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