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17 novembre 2018

Brèche : pourquoi il faut participer à l’enquête publique


Une enquête publique est ouverte jusqu’au 25 avril à propos du projet de déclassement d’une partie du domaine public en vue de son aliénation dans le cadre du projet de la Brèche. Le mince dossier, disponible en Mairie depuis l’ouverture de l’enquête, donne un aperçu du nouveau plan de circulation qui serait mis en place si le projet Cœur de ville venait à être réalisé.

Que dit le document qui présente l’enquête publique aux Chinonais qui trouvent le temps de se déplacer en Mairie ? Tout d’abord il précise qu’il ne s’agit pas d’une enquête “d’utilité” publique concernant le projet Cœur de ville (la municipalité n’a pas jugé bon d’en faire une), mais d’une simple procédure de déclassement. Certains éléments du domaine public étant concerné par le projet Cœur de ville, il convient de les déclasser pour que les promoteurs puissent les utiliser librement.

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Les parcelles concernées par l’enquête (en vert). La parcelle rouge sera déclassée par la Comcom. L’emprise bleue a déjà été déclassée. Illustration Cabinet Barrier, tirée du dossier d’enquête publique.

De quels parties du domaine public parle-t-on ?
Une bonne partie du domaine public situé sur l’emprise de la Brèche – 3.585 m2 exactement – a déjà été déclassée et aliénée en 2013, en vue de la construction du  précédent projet (“Brèche-Duvergne”). Mais le nouveau projet (“Brèche-Dupont”) touche un périmètre plus large : le haut de la rue du Puy des bans, la place Hofheim, la place de la Fontaine et l’emprise sur laquelle s’élèvent aujourd’hui la crèche et l’ancien office de tourisme. Ces derniers, appartenant à la Comcom, feront l’objet d’une procédure de déclassement séparée (parcelles AS n°1237 à 1240). La procédure ne touche donc que trois espaces : 1) la voirie qui passe sous le porche qui mène de la Brèche à la place de la Fontaine ; 2) le trottoir qui borde l’ancien office de tourisme ; 3) la pointe qui sépare la rue du Puy des bans de la rue Porte du château.

Comment le plan de circulation va-t-il être modifié ?
Le porche de la place de la Fontaine sera fermé à la circulation. Pour accèder au nouveau parking de la Brèche, les véhicules venant de la place du général De Gaulle  tourneront à droite dans la rue Jean-Jacques Rousseau, puis à gauche dans  l’impasse Jean Macé. Depuis le quai Jeanne d’Arc, les véhicules seront invités à rejoindre la place Mirabeau, puis à remonter la rue Marceau et le bas de la rue du Puys des bans et toruneront à gauche dans la rue des Templiers. Depuis la route de Tours, la circulation empruntera la rue Porte du château, puis descendra la rue du Puy des bans et tournera à droite dans la rue des Templiers.

Pour sortir du parking, les véhicules emprunteront la rue des Caves Vaslins, puis tourneront à gauche dans la rue Jean-Jacques Rousseau. Au niveau de l’église Saint Etienne, les automobilistes pourront alors, soit retrouver les quais en tournant à droite et en descendant la rue Philippe de Commines, soit continuer tout droit et sortir par l’est via la rue Diderot et la rue Paul Huet, soit tourner à gauche et remonter la rue du Collège et quitter Chinon par le nord.

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Nouveau plan de circulation prévu dans le cadre du projet Coeur de ville. De nombreux points ne sont pas encore éclaircis (possibilité de circulation en sens contraire pour les vélos, double sens de certaines voies d’accès). Illustration Marie-Javelle, sur cadastre de Chinon.


Quel est l’intérêt de participer à l’enquête ?
Les Chinonais qui sont intéressés par la Brèche ou par le plan de circulation (que ce soit comme automobilistes, comme riverains, comme piétons ou comme cyclistes) ont tout intérêt à prendre connaissance des modifications qu’induirait la réalisation du projet Coeur de ville. Ils ont aussi tout intérêt à se manifester en participant à l’enquête soit directement, soit par écrit. Ils pourront ainsi indiquer au commissaire-enquêteur que ce simple déclassement de voirie ouvre en fait la voie à un projet mal pensé, dont les modalités pratiques restent floues et dont les effets négatifs risquent d’être disproportionnés par rapport aux bénéfices attendus. Ils pourront aussi rappeler au commissaire enquêteur les mots d’Alexandre Melissinos, architecte et urbaniste, rédacteur du premier plan de sauvegarde et de mise en valeur de Chinon (lire ci-dessous : le point de vue des urbanistes).

Le point de vue des urbanistes
“La réponse au problème de la circulation et du stationnement ne peut être trouvée à l’intérieur du secteur sauvegardé. Il est illusoire d’espérer faire stationner des véhicules ou de les faire circuler “confortablement” à travers le tissu ancien. Toute tentative dans ce sens relève de l’aberration technique même si, dans l’immédiat, elle satisfait les illusions de ceux qui prétendent qu’on peut adapter la ville à l’automobile. De même, l’hypothèse de création d’aires de stationnement le long des quais et des perrés, comme l’aménagement au débouché du pont sur les berges, la création de “dents creuses” au hasard des démolitions ponctuelles relèvent ici des traitements exclus par le plan de sauvegarde. De fait, on constate ici qu’il n’y a pas de déficit en places de stationnement dans le centre ancien, si l’on accepte une distance maximale de 300 mètres de marche à pied à partir des parkings existants. Le fait de faciliter la circulation ne peut qu’aggraver une situation qui n’a pas de solution de compromis possible. Il faut prendre en considération que l’espace de la ville est “donné” alors que les superficies requises par l’automobile vont sans cesse croissant. Ainsi, si ce n’est aujourd’hui, l’impossibilité de concilier les choses se révélera demain. Pour limiter les erreurs, à l’échelle des villes comme Chinon, il convient de faire au plus vite le choix entre le centre ancien et la voiture. La raison voudrait que le centre soit fermé à la voiture à l’exception de quelques rues.La municipalité a déjà mis en oeuvre des rue piétonnes souhaitées par les commerçants et, à cette occasion, il a été découvert que les places supprimées ne faisaient pas défaut. La proposition du plan de sauvegarde est de continuer à changer le revêtement des rues pour, progressivement, les réserver à la circulation des piétons et des quelques riverains”. (Jacques Melissinoss, Sandra Lippenholz. Rapport de présentation. Secteur sauvegardé Chinon. 1992).

Comment fonctionne l’enquête publique ?
C’est l’article 3 du décret 76-291 du 8 octobre 1976 qui définit les modalités de l’enquête publique préalable à l’aliénation du domaine public. Les pièces du dossier sont disponibles et consultables en mairie aux heures habituelles d’ouverture. Un registre d’enquête – à feuillets non mobiles – recueille les observations des citoyens sous la supervision du commissaire-enquêteur. Les remarques peuvent également lui être transmises par courrier à l’adresse de la Mairie. A la fin de l’enquête, le commissaire clôture le registre et le transmet au maire, qui doit le présenter au conseil municipal. Si ce dernier, dans la délibération correspondante, s’écarte des conclusions de l’enquête et passe outre aux observations du commissaire-enquêteur, il doit motiver son choix.

Pour participer
Le dossier est disponible en mairie du 11 au 25 avril, et le commissaire-enquêteur, Monsieur CAUDRELIER, recevra les observations des Chinonais aux jours suivants : Jeudi 21 avril de 9h à 12h – Lundi 25 avril de 14 à 17h

 

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